Après l'arrivée imminente de GTA 6, celle bien plus lointaine de The Elder Scrolls 6 aura-t-elle un impact culturel aussi fort ? Absolument pas, selon un expert spécialisé dans le domaine.
Alors que GTA 6 s'apprête enfin à sortir 13 ans après GTA 5, beaucoup voient déjà The Elder Scrolls 6 Sentinel comme le prochain gros phénomène du jeu vidéo. Mat Piscatella, analyste chez Circana, douche pourtant ces espoirs : le RPG de Bethesda n'a tout simplement pas l'envergure du titre de Rockstar, malgré l'énorme popularité de son prédécesseur Skyrim, mais sorti il y a déjà 15 ans.
The Elder Scrolls 6, ou le prochain GTA 6 ? Pas du tout, selon cet expert
Interrogé par GamesRadar+ sur la possibilité de voir The Elder Scrolls 6 Sentinel devenir le prochain grand événement tant attendu du jeu vidéo après GTA 6, Mat Piscatella, analyste du cabinet Circana, a répondu sans détour par la négative. Selon lui, le RPG de Bethesda est évidemment un jeu énorme, mais il ne joue pas du tout dans la même cour que les licences à très large audience comme Grand Theft Auto, Call of Duty ou NBA 2K.
L'analyste range ainsi The Elder Scrolls dans le même panier que d'autres grosses séries comme The Witcher ou God of War. Des jeux qu'il juge excellents et performants commercialement, mais qui, à ses yeux, « sont très loin de l'échelle d'un NBA 2K, d'un Call of Duty ou d'un GTA, sans vouloir manquer de respect ». Mat Piscatella prend toutefois soin de préciser qu'il ne s'agit pas d'une pique envers ces franchises : ces séries occupent simplement l'étage juste en dessous des vrais moteurs du marché grand public.

Pourquoi GTA 6 joue dans une catégorie à part selon l'analyste de Circana ?
Ce qui rend GTA 6 si particulier par rapport à un jeu pourtant attendu comme The Elder Scrolls 6, c'est sa capacité à parler à tout le monde. Le jeu de Rockstar séduit aussi bien les passionnés qui enchaînent les sorties que les joueurs occasionnels, qui se contentent souvent de leur NBA 2K ou de leur Call of Duty annuel. Pour Mat Piscatella, Rockstar obéit ainsi à d'autres règles et à d'autres attentes que le reste de l'industrie, un statut que le studio a selon lui pleinement mérité au fil de son histoire.
L'analyste dresse d'ailleurs un parallèle avec Nintendo. Comme Big N, Rockstar dispose de licences, d'un historique et d'une relation avec son public qui lui permettent de faire ce que les autres éditeurs ne peuvent pas se permettre. Et GTA 6 en est l'illustration parfaite : dans un contexte où les coûts de développement des AAA explosent, le jeu représente pour lui le plus gros pari possible, un risque que très peu d'acteurs du secteur sont prêts à prendre.
Même un Skyrim, pourtant écoulé à quelque 65 millions d'exemplaires comme The Witcher 3, n'appartient pas à cette catégorie-là, et donc par extension un The Elder Scrolls 6 non plus.
Une attente interminable qui n'arrange pas le cas de The Elder Scrolls 6
Force est par ailleurs de constater que Bethesda ne se facilite pas la tâche. Annoncé lors de l'E3 2018, The Elder Scrolls 6 vient seulement de récupérer son sous-titre, Sentinel, et le public n'a toujours pas eu droit à la moindre capture d'écran. Difficile, dans ces conditions, d'entretenir une hype comparable à celle de GTA 6, malgré le très long silence de celui-ci, mis à part les terribles leaks dont Rockstar a été victime au fil des dernières années.
Selon plusieurs rumeurs relayées notamment par Jason Schreier de Bloomberg et Jez Corden de Windows Central, le RPG ne sortirait de plus pas avant 2029. Soit 18 ans après Skyrim, et plus de dix ans après sa première annonce. De quoi faire de The Elder Scrolls 6 une véritable arlésienne, sans pour autant lui offrir la stature commerciale d'un GTA.
Pour l'heure, Bethesda n'a toutefois communiqué aucune date de sortie officielle, et il convient donc de prendre ces estimations avec prudence. D'ici-là, tout porte à croire que le studio est retourné dans le sable et ne risque pas d'en ressortir pour redonner des nouvelles de The Elder Scrolls 6 Sentinel avant un long moment...

Source : GamesRadar+